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Jean Marcon, président de l'association Médiane et représentant du Réseau
"Sortir du nucléaire" en Provence, a été libéré en début d1après midi après
19 h de garde à vue.
Jean Marcon va bien. Il a peu dormi vu les conditions d'incarcération,
d'autant qu'il a été "cuisiné" longuement par les policiers. Ces derniers
voulaient absolument lui faire avouer qu'il était à Manosque un certain jour
de février 2008, alors qu'il n'y a pas mis les pieds depuis des mois. Il
aurait à cet occasion distribué un "vrai-faux" tract donnant l'impression
d'être un document officiel. Son ordinateur a été confisqué et il est
toujours accusé de falsification. Son épouse a aussi été brièvement
entendue. Jean remercie les très nombreuses personnes qui ont fait part de
leur solidarité et appelé au Commissariat pendant sa garde à vue : il a su
qu'il y avait beaucoup d'appels ce qui lui a donné un moral d'enfer.
Nous vous envoyons ci-joint le tract qui a valu à Jean Marcon d1être mis en
garde à vue malgré le fait qu1il n1en soit pas l1auteur. Attention, il ne
s1agit pas d1un document officiel. Toute contrefaçon et usage du sceau d1une
autorité publique en vue d'induire en erreur le public est passible de cinq
ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende suivant l1article 444-3 du
code pénal.
Agence France Presse
"Sortir du nucléaire" dénonce la garde à vue d'un de ses militants en
Provence
AFP - 24.04.08 - Le réseau "Sortir du nucléaire" a dénoncé jeudi le
placement en garde à vue d'un de ses militants en Provence, Jean Marcon, et
s'est élevé contre "une chasse aux militants anti-nucléaires" à deux jours
d'une journée d'action pour marquer le 22e anniversaire de la catastrophe de
Tchernobyl.
"Jean Marcon a été menotté, placé en garde à vue et transféré au
commissariat de Manosque" (Alpes-de-Haute-Provence), a déclaré à l'AFP le
porte-parole du réseau Stéphane Lhomme. "Son appartement a été laissé dans
un état déplorable par la police". Selon M. Lhomme, M. Marcon auquel il est
reproché une utilisation abusive des insignes de la République sur un tract
humoristique a été interpellé à son domicile à Pertuis (Vaucluse) mercredi
en fin de journée.
"Le prétexte est la diffusion d'un tract dénonçant la construction en cours
du réacteur Iter à Cadarache" (Bouches-du-Rhône) utilisant notamment le
sceau de la République et dont l'association Médiane présidée par M. Marcon
assure ne pas en être l'auteur. L'épouse de M. Marcon a également été
convoquée au commissariat de Manosque jeudi matin, selon M. Lhomme.
Aucune confirmation n'était disponible dans l'immédiat auprès du
commissariat. M. Lhomme avait lui-même été placé en garde à vue le 25 mars
au siège de la Direction de la surveillance du territoire (DST) dans le
cadre d'une enquête sur un document classé "confidentiel défense" que
s'était procuré le réseau dont il ressortait que les réacteurs de type EPR
n'étaient pas conçus pour résister au choc d'un avion de ligne.
"A-t-on encore le droit de ne pas être pour le nucléaire en France?", s'est
interrogé M. Lhomme. Selon le réseau, "cette inquiétante dérive est à mettre
en regard de l'obsession pronucléaire de M. Sarkozy et de ses efforts pour
vendre du nucléaire à des dictatures (Lybie, Chine, etc)".
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