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Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 820 associations
Contact presse : 06 64 100 333
Communiqué de presse du jeudi 24 avril 2008
26 avril 2008 - Action 3Chernobyl day² - 22 ans de Tchernobyl :
Plus de 160 initiatives pour la première Journée
internationale de mobilisation contre le nucléaire
(cf http://www.chernobyl-day.org/spip.php?rubrique1
<http://www.chernobyl-day.org/spip.php?rubrique1> )
A l'occasion du 22ème "anniversaire" de la catastrophe de Tchernobyl, samedi
26 avril 2008, le Réseau "Sortir du nucléaire" (France) coordonne, en
hommage aux milliers de victimes du plus grave accident industriel de
l1histoire, mais aussi à toutes les victimes de l1atome civil et militaire,
la première Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire,
intitulée 3Chernobyl Day². Un site web spécifique a été créé à cette
occasion : http://chernobyl-day.org
A ce jour, déjà plus de 160 initiatives locales sont fédérées, dont une
quarantaine hors de France. On notera par exemple :
- le Festival du film court "Sortir du nucléaire" organisé à Paris,
- une manifestation devant l'OMS (Organisation mondiale de la santé) à
Genève,
- un rassemblement devant le chantier du réacteur EPR à Flamanville
(Manche),
- un rassemblement à Bordeaux dès le 25 avril
- etc.
Un peu partout en France et au-delà, des manifestants portant le même masque
resteront immobiles devant des sites nucléaires civils et militaires, des
sièges d1entreprises pro-nucléaires, des ministères, des préfectures, des
mairies, etc. Des débats, réunions publiques, projections de films sont
aussi organisés.
Cette opération, baptisée "Des masques pour Chernobyl Day", a pour but de
rappeler que, deux décennies plus tard, la catastrophe de Tchernobyl est
toujours d1actualité. Et qu1elle le restera encore, hélas, pendant des
siècles. Si le lobby nucléaire et les élus qui le soutiennent prétendent
que, 22 ans après, Tchernobyl est désormais de l1histoire ancienne, il ne
faut au contraire surtout pas oublier ce drame :
- parce que les risques d1une nouvelle catastrophe nucléaire restent
présents tant qu1une seule centrale sera en fonctionnement quelque part sur
la planète ;
- parce que, loin d1être une affaire classée, la catastrophe de Tchernobyl
voit ses conséquences sanitaires s'aggraver d'année en année, avec son lot
de cancers chez les adultes et les enfants, et de malformations génétiques.
Partout en Europe, les cancers de la thyroïde sont en augmentation.
Aujourd'hui encore, des millions des gens continuent à vivre dans les zones
les plus touchées et à consommer des produits agricoles contaminés, en
particulier par le césium. En Ukraine, en Russie et en Biélorussie,
l'espérance de vie diminue, contrairement à ce qui se passe dans le reste de
l'Europe (cf "Rapport mondial sur le développement humain 2006", du
Programme des Nations-unies pour le développement - PNUD).
Les 435 réacteurs nucléaires actuellement en service sur la planète sont
vieillissants et devront être fermés dans les prochaines années. Au lieu
d1en construire de nouveaux pour les remplacer et perpétuer ainsi le péril
atomique, il faut au contraire profiter de cette conjoncture pour hâter la
fin de l'industrie nucléaire et pour investir massivement, partout dans le
monde, dans les économies d'énergie et dans les énergies renouvelables.
Contact presse : 06 64 100 333
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