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Merci aux milliers de personnes qui se sont mobilisées pour demander la
remise en liberté de Stéphane Lhomme.
Pour la démocratie et le droit d1informer, soutenez le Réseau Sortir du
nucléaire, association libre et indépendante, en imprimant le bon de soutien
en fichier attaché ou en faisant un don en ligne sur :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/don-en-ligne.html
Il est essentiel qu1un contre-pouvoir citoyen puisse continuer à informer
sans entraves le grand public sur les risques du nucléaire.
Merci beaucoup.
Philippe Brousse
Directeur du Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 810 associations
9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 - France
Tel. 04 78 28 29 22 - Fax : 04 72 07 70 04
http://www.sortirdunucleaire.fr
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 810 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr
Communiqué de presse du mercredi 26 mars 2008
Suite de l1affaire du document confidentiel défense sur l1EPR
Stéphane Lhomme a été remis en liberté
Le porte parole du Réseau Sortir du nucléaire a été libéré le mardi 25 mars
vers 23 h, après 10 heures de garde à vue et d1interrogatoires serrés par
les services de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST).
Selon ces derniers, le délit de 3compromission du secret de la défense
nationale² pourrait être retenu à l1encontre du militant qui pourtant n1a
fait que son devoir de citoyen en avertissant du risque pris délibérément
par EDF. Il est donc possible que Stéphane Lhomme passe en procès d1ici
quelques temps.
Le porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire" est passible de 5 ans de
prison et de 75 000 euros d'amende suite à la publication par le Réseau
3Sortir du nucléaire² d1un document classé "Confidentiel défense", qui
contrairement à ce qui est affirmé par les autorités françaises, reconnaît
que le réacteur EPR n1est pas conçu pour résister au crash suicide ou à la
chute accidentelle d'un avion de ligne.
Au cours de son interrogatoire, Stéphane Lhomme n1a donné aucune information
qui permette de remonter jusqu1à la personne d1EDF qui a pris le risque et
la responsabilité de transmettre ce document.
Le Réseau 3Sortir du nucléaire² (Fédération de 810 associations) remercie
les nombreux citoyens qui ont manifesté leur soutien en se rassemblant à
Levallois-Perret (devant le siège de la DST), à Bordeaux et à Toulouse,
ainsi que les milliers de personnes qui ont téléphoné à la DST pour demander
la libération du militant.
Pour le Réseau 3Sortir du nucléaire², cette affaire démontre une nouvelle
fois que le nucléaire est incompatible avec la démocratie et le droit
d1informer. Il est essentiel qu1un contre-pouvoir citoyen puisse continuer à
informer sans entraves le grand public sur les risques du nucléaire.
Ce constat sera exprimé le samedi 12 juillet à Paris (à 14 h - Place de la
République) lors d1une manifestation européenne contre la politique
pro-nucléaire de N. Sarkozy : ce dernier qui présidera alors l1Union
européenne, recevra de nombreux chefs d1Etat les 13 et 14 juillet à Paris et
tentera une nouvelle fois de faire la promotion de l1industrie nucléaire et
de l1EPR.
Toutes les associations et mouvements citoyens sont invités dès à présent à
soutenir ce rassemblement 3Pour un monde sans nucléaire² organisé par le
Réseau 3Sortir du nucléaire².
Contact presse (Stéphane Lhomme) : 06 64 100 333
Mail : contact ät sortirdunucleaire.fr
Revue de presse
Voir AFP :
> http://afp.google.com/article/ALeqM5hX74wgkpyoDrabH458dguedoNjGw
>
Voir le Nouvel observateur :
> http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20080324.OBS6399/le_po
> rteparole_de_sortir_du_nucleaire_en_garde_a_vue.html
Voir Libération :
> http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/317528.FR.php
>
Voir France Info :
> http://www.france-info.com/spip.php?article114435&theme=69&sous_theme=69
>
Voir Europe 1 :
> http://www.europe1.fr/informations/articles/1320129/document-confidentiel--un-
> responsable-de-sortir-du-nucleaire.html
Voir 20 minutes :
> http://www.20minutes.fr/article/221434/Bordeaux-Lhomme-en-garde-a-vue-a-la-DST
> .php
Voir France 2 :
> http://info.france2.fr/france/41421226-fr.php
Réactions :
Greenpeace condamne la mise en garde à vue de Stéphane Lhomme et le secret
qui entoure le nucléaire.
Greenpeace dénonce la mise en garde à vue de Stéphane Lhomme mardi 25 mars
dans l1après-midi, dans les locaux de la Direction de la surveillance du
territoire (DST), et apporte son soutien au porte-parole du réseau Sortir du
nucléaire.
C1est la deuxième fois que Stéphane Lhomme est mis en garde à vue dans le
cadre de l1enquête relative à un document « confidentiel défense », entamée
il y a près de deux ans, en mai 2006. En réaction à cette première
arrestation et afin de dénoncer l1opacité qui entoure le nucléaire, de
nombreuses associations avaient publié sur leur site Internet le document
incriminé, qui est de fait aujourd1hui public.
Greenpeace avait par la suite demandé à John H. Large d1analyser ce
document. Cet expert britannique en matière de sécurité nucléaire avait
conclu que non seulement l1EPR ne serait pas capable de résister à la chute
d1avion de ligne, mais aussi que la méthode utilisée par EDF pour étudier
cette question était notoirement insuffisante. EDF précise d1ailleurs dans
la lettre accompagnant le document « confidentiel défense » ne pas se sentir
responsable de la protection contre le risque terroriste.
Aujourd1hui Greenpeace dénonce l1acharnement de la DST sur le porte-parole
du réseau anti-nucléaire, preuve supplémentaire de l1incompatibilité entre
nucléaire et transparence. « En la matière, l1information du public s1arrête
là où commence les intérêts du lobby nucléaire, affirme Frédéric Marillier,
chargé de la campagne Énergie à Greenpeace France. La preuve avec la
construction de l1EPR de Flamanville, qui a commencé sans qu1aucun débat
démocratique n1ait eu lieu et malgré une opposition très forte, locale et
nationale. La preuve encore, avec le transport de plutonium attendu
incessamment à Cherbourg dont nous avons révélé l1arrivée au port de
Cherbourg, prévue à l1origine dans la nuit du 17 au 18 mars. »
Le 6 mars, Greenpeace révélait que l1Atlantic Osprey, un navire transportant
plusieurs dizaines de kilos de plutonium chargés à bord de camions
banalisés, devait arriver au port de Cherbourg dans la nuit du 17 au 18
mars. Une fois le navire à quai, les camions devaient se rendre à l1usine de
retraitement de La Hague.
Pour lever le secret entourant ce transport à hauts risques, Greenpeace a
demandé par courrier à l1Autorité de sûreté nucléaire le contenu de l1accord
intergouvernemental portant sur les déchets nucléaires, la lettre de demande
d1importation et de stockage d1Areva, ainsi que le dossier de sûreté
concernant ce transfert et ce stockage. Greenpeace a également saisit le
nouveau Haut comité pour la transparence et l1information sur la sécurité
nucléaire qui vient d1être créé. Des demandes restées aujourd1hui lettres
mortes. La seule réaction des autorités françaises et d1Areva a été de
reporter l1arrivée de ce transport de plutonium.
Nucléaire : CAP21 choqué par la garde à vue de Stéphane LHOMME
CAP21, parti écologiste présidé par l1ancienne Ministre de l1Environnement
Corinne LEPAGE tient à exprimer son soutien au Réseau Sortir du Nucléaire
suite à la mise en garde à vue de son porte-parole Stéphane Lhomme.
Cette mise en garde à vue et les pressions exercées depuis plusieurs mois
sont extrêmement choquantes et disproportionnées. Le seul tort en effet de
Stéphane Lhomme est d1avoir publié un document révélant la vulnérabilité du
futur réacteur EPR en cas de crash suicide d1une avion de ligne afin de
donner un éclairage au débat public sur les questions de sécurité entourant
l1exploitation de centrales nucléaires.
CAP21 demande la libération du porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire
» et appelle à une véritable transparence de l1information dans le domaine
du nucléaire pour décider des choix publics en toute connaissance de cause.
Eric DELHAYE
Porte-parole de CAP21
Denis Baupin apporte son total soutien à Stéphane Lhomme convoqué et gardé à
vue ce jour à la DST à Levallois-Perret.
Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire a le seul tort
d'avoir alerté le grand public sur les risques avérés, et secrètement
exposés par EDF, en cas d'attaque aérienne sur le nouveau réacteur nucléaire
EPR. La seule réponse du pouvoir : s'abriter derrière le secret défense et
menacer et poursuivre les lanceurs d'alerte.
Avec cette garde à vue et après diverses pressions et intimidations des
services secrets français à l'encontre des militants qui dénoncent le risque
nucléaire, un pas est encore franchi dans la criminalisation des mouvements
sociaux et singulièrement de ceux qui tentent de s'opposer à la politique du
tout-nucléaire.
Manifestement quand le Président de la République cherche à vendre des
centrales nucléaires en Lybie ou en Chine, il n'est pas tolérable de poser
la question des risques pour les populations ou de faire part au public des
doutes des nucléocrates eux-mêmes. Pour Denis Baupin, « les menaces et les
intimidations de font que renforcer la détermination des citoyens et des
associations : pour un lanceur d'alerte arrêté ou menacé il y en aura dix,
cent autres pour continuer la lutte à leurs côtés. Je serai toujours de
ceux-là. »
Pierre Serne
Collaborateur de Denis Baupin
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